La légende de Cantuña est un récit populaire ancré dans la mémoire collective de la ville de Quito en Equateur. Elle raconte l'histoire d'un pacte diabolique conclu par un indigène ingénieux nommé Cantuña pour achever la construction de l'église San Francisco.
Histoire et évolution:
Les origines de la leyenda de Cantuña remontent à la période coloniale espagnole, probablement au XVIIe siècle. Sa diffusion s'est faite par le biais des conteurs populaires, adaptant le récit au fil du temps et intégrant des éléments culturels propres à chaque époque. La légende a connu une résurgence importante au XXe siècle, notamment grâce à des écrivains et des artistes qui l'ont revisitée et popularisée.
Déroulement:
L'histoire raconte que Cantuña, un indigène chargé de la construction de l'église San Francisco, se retrouve en difficulté pour respecter le délai imparti par les autorités coloniales. Désespéré, il fait un pacte avec le diable : en échange de son âme, le diable lui fournira la main-d'œuvre nécessaire pour achever l'ouvrage à temps. Cantuña accepte le marché, mais conscient des conséquences funestes de son acte, il élabore un plan pour tromper le diable.
La nuit venue, les démons s'activent à la construction de l'église, travaillant d'arrache-pied pour respecter le délai. Cantuña, quant à lui, observe attentivement leur progression. A l'approche de l'aube, alors que l'église est presque achevée, il remarque qu'il manque une seule pierre. Cantuña la cache habilement, puis feint d'être endormi. Le diable, croyant la construction terminée, s'approche de Cantuña pour réclamer son âme. Mais Cantuña lui montre la pierre manquante et lui rappelle les termes du contrat : l'église n'est pas terminée, donc le pacte n'est pas rempli. Furieux et trompé, le diable s'enfuit, laissant Cantuña libre d'accomplir sa mission.
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